De la responsabilité de la blogueuse

Pourquoi rouvrir un blog me direz-vous ?

Principalement car j’aime lire des blogs d’autres mères. Non seulement ça m’occupe, mais dès que je désire acheter quelque chose, je ne peux m’empêcher de faire un cahier des charges et de vouloir être sûre de ne rien laisser au hasard. Pour cela, je consulte les avis et descriptifs des autres mères (ou pères) testeuses(rs) (et parfois une childfree adoptée par la famille qui ne connait absolument pas les + et – de la battle « couches réutilisables VS couches jetables »

Je dois l’avouer  cette méthode ne m’a pas toujours fourni satisfaction (ainsi de ma première poussette, la Bugaboo Bee, achetée après avoir longuement bavé dessus et revendue dès lors que ma route a croisé ma génialissime Babyzen Yoyo).

Non, je ne suis pas sponsorisée, j’aime vraiment beaucoup cette poussette.

L’autre raison est que, très récemment, sur un blog que j’apprécie en raison des différents témoignages qu’il recense et de l’humour qui y reste très présent, mais qui demeure toutefois un blog « entrepreneuriale » ( comprenez que la bloggeuse est rétribuée pour ses partenariats)  la jeune maman a publié son récent coup de cœur « sponsorisée » pour un article de puériculture.

Et là… à mon sens du moins, c’était le drame. Car il s’agissait de produits absolument déconseillés pour les enfants en bas-âge. Notez, ceci n’est qu’un épisode parmi d’autre, et oui, je juge en écrivant ces lignes-là et je prends position (pour l’article sur « nous ne sommes pas des mères parfaites, ni indignes, ni omniscientes »), il faudra attendre un peu.

Cependant, ça m’a fortement travaillé ; quand je vois des bloggeuses que j’apprécie promouvoir le dernier porte-bébé non physiologique, des chaussures rigides  pour les premiers pas d’un enfant, des trotteurs « trop mignons », etc etc. je ne peux pas m’empêcher quelque part d’être en colère.

Vous l’aurez compris, j’appartiens à un certain mouvement « écolo-bobo-bio » qui essaye de se renseigner sur ce qu’on achète à nos enfants.

Comme toutes les jeunes mères, je me suis fait avoir par les sirènes des grands commerces de puériculture au moment de la première liste de naissance, et je pensais devoir tout acheter pour mon premier enfant. Et puis j’ai appris sur le tas que les ¾ des « essentiels » qu’on nous recommandait ne servaient à rien. Alors oui, certes, il s’agit de mon expérience. Mais je pars du principe, qu’à l’instar (en quelque sorte) d’un journaliste avec une certaine formation, une mère bloggueuse « expérimentée » devrait savoir qu’elle a une influence, et que les produits qu’elle met en avant vont parler à son public.

Une bloggeuse, c’est un peu le croisement rêvée des pubards entre la vendeuse Tupperware et Jean-Pierre Pernault (le brushing sympa en plus). Elle a un public de fidèles, les produits qu’elle présente sont pimpants-shiny et grâce à Internet, directement dans votre salon où vous pouvez tout acheter sur un simple clic.

Par conséquent, et sans paraphraser Superman, on devait d’autant plus faire attention à ce qu’on promeut, bonne foi ou pas. Alors PITIE renseignez-vous un peu avant de vendre  vanter un porte-bébé qui fait pendre le petit bout par l’entre-jambe ou des chaussures qui vont massacrer la voûte plantaire de vos enfants sur six générations (comment ça j’exagère ? oui, promis, il y aura aussi un article sur la culpabilisation parentale codicté par Marraine Childfree), même si c’est joli et que « la vendeuse en magasin dit que c’est trop bien ».

Le blog, c’est un peu le forum d’information moderne, (aaah, la CUP, qui a progressé plus en 2 ans grâce aux blogs féminins qu’en 80 ans depuis son invention) donc autant éviter de faire le boulot des boîtes qui ont des services de comm’ à leur place.

 

Accumulation…

Aujourd’hui, j’ai craqué au boulot.

Oh, ce n’est pas la première fois, et ce n’est sûrement pas la dernière, mais voilà. Rien à voir avec le travail, mais je ne sais pas laisser les problèmes personnel derrière la porte de l’ascenseur pour les reprendre avec moi au moment d’aller travailler.

Donc j’ai craqué.

Pour quelle raison ? Et pourtant, ce n’est en soi « pas si grave », mon compagnon me dit qu’on n’aura qu’à limiter les dépenses pendant 2/3 mois et que cela ira mieux.

Sauf que… sauf qu’on limite déjà les dépenses. Tout calcul fait, une fois toutes les charges enlevées, il me reste 250€ pour tenir le mois. Alors certes, nous sommes deux, donc il doit rester à peu moins à mon compagnon, mais…  Mais voilà, avec ces sommes là, on doit payer tout ce qui n’est pas les charges: les courses, les couches (la crèche n’accepte pas le lavable), les menus dépenses santé… Je sais que c’est idiot, que je suis « une jeune adulte c’est normal », mais avec 6 ans d’études, ce qui est sensé être un bon job, je n’imaginais pas que je démarrerai dans la vie à 27 ans, en faisant attention chaque mois à chaque dépense.

Je ne sais même pas si nous pourrons finalement acheter l’an prochain comme nous l’imaginions. Pourtant avec bientôt 2 enfants (oui, je sais, 2 enfants en deux ans, mais qu’est-ce qui m’a pris ? Quelle drôle d’idée j’ai eu. Et pourtant, ce choix, je le ferai et referai, mon fils est mon petit bonheur sur pattes et j’espère que ma fille (bon, si ça se trouve ce sera un autre petit garçon, mais Marraine de n°1 attend avec impatience sa quasi-filleule que je me suis résolue à penser à n°2 comme à une petite choupette) en sera un aussi) Bref, trêve de multiparenthèses), il va bien falloir qu’on prenne plus grand.

La chambre de Minipouce ne peut déjà contenir que le strict minimum, donc deux enfants… Et bien nous en mettrons une dans notre chambre quelques temps, la belle affaire ! (en espérant qu’il n’y aura plus de moisissures cet hiver).

J’ai l’impression que dernièrement, je me prends l’âge adulte en pleine figure en fait.

C’est-à-dire que j’ai passé toute mon enfance et mon adolescence à être ce qu’on attendait de moi. Une petite princesse, façon Shirley Temple, les chansons mises à part. Et pourtant, alors que j’ai essayé et ré-essayé, je n’ai jamais réussi à être ce qu’on attendait de moi. J’ai pourtant fait les bonnes études, décroché le bon métier mais… mais ce n’est jamais assez pour ma famille.

Et alors qu’avec mon parcours, ado, je m’imaginais à 28 ans, propriétaire, 1 enfant ou en projet (le parcours français du jeune diplômé, oui, je suis classique et naïve…) je me rends compte que ce n’est pas si simple.

Les problèmes financiers, la crèche qui coûte un rein, l’impression que quand on a payé un impôt, un nouveau débarque… Bref la routine.

Et la famille… Je viens de tout juste comprendre que pour les miens, je suis l’équivalent de la folle au fond du jardin. Textuellement, je suis un « extraterrestre qu’on ne comprend pas ». Bien que j’ai toujours tenté de suivre ce qu’on attendait de moi, tout en essayant de faire mes propres choix (mon pays de résidence, ma ville d’habitation, mon compagnon).

Je me rends compte que pour eux, je suis incompréhensible. Alors que la seule chose que j’espère dans la vie, c’est être heureuse, avoir un bon boulot qui me plaît, voyager… Je me rends compte que j’ai tellement essayé de me conformer à ce qu’on attendait de moi, ce qu’on me laissait espérer que j’ai revu sans cesse et sans cesse mes envies à la baisse.

Alors cette fois, c’est fini. J’accepte que tout ne sera pas comme dans mes rêves. Qu’on ne pourra sans doute pas acheter une maison (même petite) rapidement. Et que quoi qu’il se passe, ma famille m’aime mais ne m’accepte pas.

J’ai un homme, un petiot et demi, un bon boulot. What else (comme dirait Tomato Clooney) ?

Devenir maman: Les montagnes russes émotionnelles

Voilà, ça fait maintenant 4 mois que je suis maman.

Quatre mois qui sont passés tellement vite, tellement rapidement que je ne me rends pas compte de tout ce qui a pu changer en si peu de temps.

Il faut avouer que tout s’est enchaîné dans ma vie très rapidement en un an et demi: un poilu, un nouveau boulot, un appart, une grossesse, un licenciement, un bébé, un autre nouveau boulot (voilà, vous avez suivi ? Donc je suis tombée enceinte en fêtant mon CDI et j’ai été viré au moment de partir en congé maternité. Et vu que je ne me voyais pas rester à la maison, j’ai fêté les 15 jours de mon fils en étant en entretien d’embauche, et j’ai commencé un nouveau boulot quand il avait tout juste deux mois et demi).

Bref, quand on y pense un peu, ça fait beaucoup mine de rien. Et pourtant j’ai l’impression que tout a pris sa place très naturellement. Un peu comme un jeu de Tetris parfait où il n’y aurait jamais de fausses manœuvres.

Et pourtant… Lire la suite